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Créer un documentaire en confinement – Réinventer les possibles 4/5

C’est la deuxième semaine de formation à la création d’un documentaire en confinement. Après avoir abordé les rudiments de l’écriture et du repérage, il s’agit maintenant de passer à la préparation technique du tournage. Créer en confinement signifie de faire avec ce l’on on dispose chez soit et donc de trouver des solutions alternatives et créatives pour contourner les limites.

 

Une réflexion collective autour des solutions

 

Lors des premiers repérages, les étudiants ont identifié les difficultés techniques à venir sur leurs tournages. En groupe, je les invite à exprimer leurs besoins et à essayer de trouver des solutions. Ils sont créatifs, vifs et un tantinet espiègles. Je n’ai aucun mal à les emmener sur le terrain du détournement d’objets du quotidien. Les idées fusent, ils font de premier tests chez eux. Leurs familles se prennent au jeu, fouillant dans les placards en recherche d’objets oubliés qui pourraient servir.

Le jour suivant, on prend un temps pour un retour d’expérience collectif sur les expérimentations. Elles fonctionnent globalement très bien et ne nécessitent qu’un peu de calibrage. Je donne aux étudiants un deuxième temps pour affiner et présenter leurs rendus. Certains étudiants se saisissent des idées développées par les autres pour améliorer leurs tournages, les adaptant avec ce dont ils disposent chez eux. Pour les problématiques plus techniques, j’organise des temps individuels. C’est le cas notamment pour deux étudiantes qui ont besoin de travailler l’éclairage et la prise de son. 

 

Des temps individuels pour affiner

 

Gayane vit dans un appartement particulièrement sombre. En visio, je lui fais expérimenter des éclairages en appliquant des tissus ou du papier sur des lampes. Ensemble, on aborde les températures de couleurs en fonction des ampoules et des couleurs de tissus/papier. On explore l’intensité selon l’épaisseur des tissus et la puissance des lampes. En pensant la disposition de manière à créer des éclairages en plusieurs points. Lorsque l’étudiante pense avoir trouvé un éclairage satisfaisant, elle filme la pièce et m’envoie une vidéo pour qu’on discute du rendu et de comment l’améliorer.

 

Lina habite une maison dont les pièces sont très vides et résonnent beaucoup. Son projet nécessite une voix-off, il faut donc trouver une solution. Alors, je lui fais tester l’acoustique de chaque pièce en tapant des mains et en parlant à haute voix. Elle trouve la pièce dans laquelle le son est le moins mauvais. C’est la plus petite mais elle est assez vide et l’écho persiste. On aborde  la propagation des ondes sonores. Ensemble, on cherche ce dont elle dispose pour améliorer l’acoustique : une grande bibliothèque remplie de livres. Elle en fait des piles tout autour de la pièce. On teste et le son est déjà d’une vraiment meilleure qualité.

 

Avec un peu d’imagination et de l’intelligence collective, on arrive a des résultats assez incroyable compte tenu du point de départ. Je suis maintenant impatiente de voir les productions que les étudiants réaliseront.